La période des étrennes est un moment intense pour les cirques, qu’ils soient ceux de la tradition ou ceux de la création contemporaine. Voici un aperçu des propositions à Paris pour le mois de décembre et quelques rendez-vous à noter pour le début de la nouvelle année.
Au Parc de la Villette, la compagnie québécoise Les sept doigts de la main a présenté deux spectacles : La Vie au Cabaret Sauvage et Psy dans la Grande Halle jusqu’au 30 décembre. Les deux propositions diffèrent sensiblement pour la thématique qui les inspire : la première est une plongée loufoque dans le monde des trépassés avec un maître de cérémonie déluré qui finira par convaincre tous les spectateurs qui sont bien morts ; la seconde se veut thérapie familiale où chaque membre du clan campe un personnage avec ses névroses. Dans l’une comme dans l’autre, la troupe excelle par sa haute maîtrise des techniques de cirque et une grande polyvalence. Une manière différente de faire du cirque de création, avec un clin d’œil assumé vers ce qu’on pourrait définir, de ce côté de l’Atlantique, le spectacle de variété. Au mois de janvier, du 18 au 2 février, le Centre national des Arts du Cirque, présente le spectacle de sa 23e promotion, mise en piste par David Bobée et intitulé This is the end. Une belle rencontre entre les jeunes diplômés du CNAC et l’un des metteurs en scène parmi les plus doués de sa génération.
Parc de la VilletteAu 104, du 16 au 31 décembre, la manifestation C’Magic propose une excursion dans le monde de la magie nouvelle. Sans renier ses racines, la nouvelle magie range les chapeaux hauts de forme et lapins assortis au rayon muséal pour puiser dans le mentalisme, les effets visuels et les technologies de pointe. Raphaël Navarro et Clément Dubailleul de la compagnie 14:20 partagent avec Étienne Saglio, Scorpène et Gérald Kurdian ces deux semaines consacrées au mouvement qu’ils ont initié l’année dernière par un manifeste explicitant la démarche de la nouvelle magie. Ils présentent leurs spectacles phares, Constellations, interprété par Étienne Saglio qu’on retrouve dans son propre spectacle, Le Soir des montres. Si Raphaël Navarro, Clément Dubailleul et Étienne Saglio s’appuient sur le jonglage et l’illusion, Scorpène explore les voies du mentalisme. Joueur professionnel d’échecs et vidéaste, dans son spectacle Réalité non ordinaire il fait appel à l’alchimie et à la physique quantique. Quant à Gérald Kurdian, il tiendra une conférence en forme de performance musicale autobiographique à mi-chemin entre la comédie musicale, le documentaire et la Grande Magie.
Le 104Tél. : 01 53 35 50 00
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